Para cyclisme sur route : brève histoire et introduction

Un aperçu des divisions du para cyclisme sur route

Les Championnats du Monde Route Para Cyclisme UCI 2026 se tiendront à Huntsville, en Alabama (États-Unis), du 4 au 7 septembre.

Il s'agit de l'un des grands rendez-vous du para cyclisme cette année, aux côtés des Championnats du Monde Piste Para Cyclisme UCI (qui auront lieu à Apeldoorn, aux Pays-Bas, le mois prochain) et des différentes manches de la Coupe du Monde Route Para Cyclisme UCI. Le para cyclisme, qui a fait ses débuts paralympiques en 1984, est officiellement régi par l'UCI depuis 2007.

Les Championnats du Monde Route Para Cyclisme UCI comprennent des contre-la-montre et des courses en ligne individuels dans quatre divisions : C (cycles), H (vélos à main), T (tricycles) et B (tandems), ainsi qu'un relais mixte par équipes H. Les trois premières divisions se subdivisent en classes sportives – C (1 à 5), T (1 à 2) et H (1 à 5) –, chaque chiffre correspondant à un regroupement spécifique de déficience fonctionnelle.

Nous nous penchons de plus près sur ces divisions et sur les athlètes qui les ont marquées.

C : Ten Argilés et Storey parmi les légendes

La division sportive C est réservée aux athlètes qui roulent sur un vélo conventionnel mais présentent une déficience physique affectant leur capacité à pédaler. Cela inclut les déficiences des membres, les amputations, une force musculaire réduite ou certaines affections neurologiques. Les vélos sont adaptés aux besoins de chaque athlète, par exemple avec des manivelles modifiées, des fixations prothétiques ou d'autres ajustements.

L'un des athlètes phares de cette division est l'Espagnol Ricardo Ten Argilés (C1), dont le parcours sportif impressionnant s'accompagne d'une popularité rare sur le circuit. Ancien nageur décoré, plusieurs fois Champion du Monde UCI et Champion Paralympique en cyclisme, Ten Argilés a désormais la cinquantaine mais continue de concourir et d'inspirer. Il vise l'or aux Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028.

Du côté féminin, Sarah Storey (GBR), récemment retraitée de la classe C5, est sans doute la plus grande athlète de l'histoire du para cyclisme – voire du para sport en général. Ancienne nageuse elle aussi, sa carrière cycliste lui a valu de nombreuses médailles d'or sur route et sur piste, à travers plusieurs éditions des Jeux Paralympiques et des Championnats du Monde UCI.

H : la puissance des bras

La division H est réservée aux athlètes qui ne peuvent pas propulser efficacement un vélo conventionnel avec leurs jambes. Ils concourent donc sur un vélo à main, en utilisant leurs bras et le haut de leur corps pour faire avancer leur machine.

Ancien pilote automobile, l'Italien Alex Zanardi a subi l'amputation des deux jambes après un grave accident en 2001. Il est ensuite devenu une figure emblématique du vélo à mains, remportant quatre titres paralympiques ainsi que douze titres de Champion du Monde UCI dans les classes sportives H4 et H5 entre 2012 et 2019. Cet athlète populaire et inspirant est décédé en mai de cette année, six ans après un grave accident survenu lors d'une course en Toscane, en Italie.

La Néerlandaise Jennette Jansen (H4) est une habituée des sports paralympiques (athlétisme et basketball) devenue par la suite spécialiste du vélo à mains de classe mondiale. Plusieurs fois Championne du Monde UCI, elle a remporté l'or de la course en ligne aux Jeux Paralympiques de Tokyo 2020.

T : des athlètes sur trois roues

La division T est réservée aux athlètes présentant des troubles importants de l'équilibre, de la coordination ou du contrôle, nécessitant un vélo à trois roues pour davantage de stabilité. Deux athlètes récemment retraités ont laissé un héritage remarquable dans cette division.

L'Allemand Hans-Peter Durst, qui a mis un terme à sa carrière en 2022, a profondément marqué la classe sportive T2. Après un accident de voiture en 1994, il s'est tourné vers le para cyclisme et a remporté à la fois la course en ligne et le contre-la-montre aux Jeux Paralympiques de Rio 2016, en plus de cinq titres de Champion du Monde UCI entre 2015 et 2019.

Ancienne nageuse et rameuse, l'Australienne Carol Cooke (T2) a reçu un diagnostic de sclérose en plaques en 1998. Après avoir manqué de peu sa sélection pour les Jeux Paralympiques de Beijing 2008 en aviron, elle s'est tournée vers le para cyclisme, ce qui a marqué le début d'une carrière remarquable. Carol Cooke a pris sa retraite sportive en 2024 avec trois titres paralympiques à son palmarès (dont le doublé contre-la-montre – course en ligne à Rio 2016), ainsi que neuf titres de Championne du Monde UCI.

B : un effort à deux

Les athlètes aveugles ou malvoyants concourent sur un tandem avec un pilote positionné à l'avant.

Le Néerlandais Tristan Bangma cumule plusieurs titres paralympiques et mondiaux UCI, aux côtés de ses pilotes Teun Mulder et Patrick Bos. Il compte notamment trois médailles d'or à Paris 2024 – deux sur route et une sur piste.

L'Irlandaise Katie-George Dunlevy est l'une des athlètes les plus titrées du tandem. Elle a remporté de nombreuses médailles d'or paralympiques ainsi que des titres et médailles mondiaux UCI, sur route comme sur piste. Ses partenaires ont notamment inclus Evie McCrystal et Linda Kelly.